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Poireaux et bœuf
Les poireaux
Le four d’abord
2,49 € le kilo. À ce prix les poireaux ont cessé d’être un accompagnement et sont devenus la raison du repas, 4,41 € pour toute la plaque
Le bout vert fendu jusqu’à l’endroit où la tige devient blanche, puis maintenu ouvert sous le robinet. Le sable se loge entre les couches et nulle part ailleurs
Coupé en travers du blanc à intervalles, chaque geste arrêté avant le dessous pour que le poireau reste d’un seul tenant
Huile d’olive, sel, poivre, et rien après. Les entailles laissent la chaleur atteindre le cœur pendant que la couche extérieure reste fermée autour, alors chacun poche dans l’eau qu’il rend avant de dorer
Poivrons, douze minutes de plus
Même plaque, même huile et sel, plus du romarin et de l’origan. Ils sont sortis douze minutes après les poireaux, c’est la fenêtre pendant laquelle le ventilateur de convection a tourné
Riz
Du basmati avec du riz sauvage mélangé dedans, l’eau par-dessus, le couvercle. Ça sent la meilleure partie du repas bien avant de l’être, et il est là pour aller sous le bœuf épicé
Les échalotes d’abord
Épluchées, puis coupées en gros morceaux dans la longueur plutôt qu’en fines tranches. Les minces se ramollissent et disparaissent dans le bœuf ; un gros morceau garde assez de corps pour croustiller
Une huile à point de fumée élevé plutôt que de l’olive dans la poêle en inox sur 9, les échalotes dedans dès que ça bougeait
Treize minutes, le cadran ramené à 7, remué assez souvent pour que les bords accrochent sans que le milieu brûle
L’ail dans un puits
Épluché et haché, puis poussé dans un espace dégagé au centre pour qu’il rencontre la poêle plutôt que les échalotes
Cinq épices, concassées
Paprika fumé, cannelle de Ceylan, cumin, coriandre et cayenne. Les graines sont passées par le mortier plutôt que sorties d’un pot, puis sur l’ail pendant une minute dans la graisse chaude avant que rien ne les recouvre
Trois blocs de bœuf
Directement dessus, du sel sur chacun, et le reste de l’épice par-dessus. Défaits à mesure qu’ils se détachaient, puis le couvercle
Sortis
Retournés à trente-quatre minutes pour que le dessous prenne la même couleur que le côté plaque avait déjà. Sortis à cinquante-cinq, dorés sur les deux faces et aucune résistance à la fourchette
Une salade contre le bœuf
Quatre concombres en morceaux. Un gros tas de compost veut dire que tu fais bien. Ça vient aussi avec un sentiment d’accomplissement
Des tomates cerises rincées et coupées en quatre
Du basilic et de la menthe par poignées, pas à la feuille
Le zeste des citrons avant qu’ils passent au presse-agrumes, puis le jus, puis l’huile d’olive versée dessus
Le sel directement de la boîte, puis la vinaigrette par-dessus
Assiette
Le riz est prêt quand la surface cesse de rester plate et que les grains se dressent hors d’elle
Le riz sous le bœuf, un poireau et un poivron à côté, la salade dans son propre bol pour qu’elle reste froide
Commentaire, notes supplémentaires
- Inciser vaut mieux que trancher ici. Coupe à travers et les morceaux sèchent et colorent sur chaque face ; coupe presque jusqu’au bout et le poireau garde sa propre eau à l’intérieur jusqu’à ce que les sucres soient déjà là. Rien d’autre que sel, poivre et huile n’a été mis, et rien n’était nécessaire
- La salade a été construite pour trancher le bœuf épicé, et contre lui dans l’assiette elle fonctionne. Mangé seul le bœuf est sec et veut une sauce, c’est la solution plutôt que de s’appuyer sur la salade pour le porter
- Le sel a été mis à l’œil à chaque étape. Ça ne marche qu’avec beaucoup de pratique sur les mêmes plats, et en balancer n’est pas recommandé
- Le riz était la contrainte, pas le bœuf. Il y avait assez de tout le reste pour dix portions et seulement six de riz